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L'approche Greenspan ou la thérapie par le jeu

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L'approche Greenspan ou la thérapie par le jeu

Message par Ségo27 le Mar 23 Oct - 9:54

L'approche Greenspan ou la thérapie par le jeu

Société québécoise de l'autisme
septembre 1999

1. Présentation générale de l'approche
2. Fonctionnement de l'approche
3. Stratégies et suggestions pour l'application maison du Floor-time
4. Conclusion : conseils aux utilisateurs potentiels du Floor-time

Le Floor-time, une approche mise au point par le Dr Stanley Greenspan, a été initialement créé dans le but d'éveiller l'intérêt de certains enfants pour le monde extérieur.

Bien que cette approche développementale n'ait pas été spécialement conçue pour les autistes, on l'emploie à l'occasion, principalement aux États-Unis, avec les enfants présentant des troubles du spectre autistique (troubles envahissants, syndrome d'Asperger, etc.).

1. Présentation générale de l'approche

Un des éléments distinctifs du Floor-time réside dans son but premier : à l'inverse des méthodes comportementales les plus connues, l'approche ne vise pas d'emblée l'émergence de réactions appropriées chez l'enfant. Elle met plutôt l'accent sur la création d'une véritable communication bi-directionnelle qui se traduira d'ailleurs, éventuellement, par des améliorations du comportement. De manière générale, on cherche à rendre l'enfant plus attentif à son environnement, plus flexible envers les changements et capable d'amorcer par lui-même les interactions. On veut aussi l'amener à résoudre certains problèmes.

À la base du Floor-time, on retrouve une observation vérifiable : tous les enfants apprennent à travers leurs jeux. Pour découvrir le monde, les petits l'explorent à leur manière, en fonction de ce qui les entoure. Et, même si cette exploration paraît plus étriquée ou inhabituelle dans le cas des autistes, le principe est tout aussi valide pour eux.

D'autre part, penser que l'enfant ne peut apprendre qu'à travers des leçons didactiques est une perspective d'adulte... Dans l'optique du Floor-time, des jeux habilement menés peuvent obtenir autant de résultats que l'enseignement traditionnel : la motivation qu'ils suscitent peut effectivement amener l'enfant à communiquer avec les autres pour le simple plaisir de le faire. Par ailleurs, le langage ne constitue pas un pré-requis à l'interaction sociale. Certaines personnes peuvent s'exprimer aisément sans pour autant entrer en relation avec les autres, et l'inverse est tout aussi vrai. C'est pourquoi l'interaction visée par l'approche de Greenspan ne passe pas nécessairement par une communication verbale.

Le but premier consiste simplement à créer un contact. Si, par exemple, l'enfant est étendu sur le sol et qu'il le frappe de la main, le thérapeute peut décider d'en faire autant avec lui. Cette façon inusitée d'agir induit plusieurs conséquences : premièrement, cela amène l'enfant à prendre conscience qu'un autre individu opère dans sa sphère d'activités. Ce type de réaction lui montre de surcroît que les comportements des autres, comme les siens, ont quelque chose d'imprévisible. La simplicité du contact va, dans un troisième temps, faire en sorte que l'enfant le comprenne, et la motivation qui en découle peut l'inciter à accroître graduellement ses champs d'intérêts.

Une fois l'interaction initiée, bien sûr, on vise éventuellement à instaurer des comportements appropriés; cependant, un utilisateur du Floor-time ne doit pas tenter de réduire les mauvais comportements dès le départ : comme on l'a suggéré, il essaiera plutôt de créer le contact à partir de ces comportements, avant de passer à des activités moins inhabituelles.

2. Fonctionnement de l'approche

En premier lieu, le thérapeute ou le parent essaie d'identifier le niveau de développement de l'enfant et son intérêt du moment, de manière à préparer l'intervention. Cette phase, d'une durée variable, en est donc une d'observation. En écoutant l'enfant et en le regardant, on étudie son humeur et on repère les signes indiquant la meilleure façon de le rejoindre.

La seconde étape consiste à ouvrir un cercle de communication avec l'enfant. Une fois que son style et son comportement ont été évalués, on peut alors l'approcher avec les mots et les gestes adéquats, en partant de ses intérêts du moment.

Se laisser conduire par l'enfant est la troisième phase du Floor-time. Après l'approche initiale, on tente de devenir un partenaire de jeu et un assistant pour l'enfant, à qui on laisse le contrôle de l'action et des différentes mises en scène. Cette façon d'agir contribue à renforcer son estime personnelle et son habileté à s'exprimer, ou lui donnera, tout au moins, le sentiment d'être compris.

Dans un quatrième temps, on poursuit les jeux, en élargissant cette fois-ci les activités et en les poussant toujours plus loin. On y parvient, par exemple, en introduisant de nouveaux éléments ou en apportant des commentaires, tout en évitant de se montrer envahissant. À ce stade, le parent ou l'intervenant peut aussi interroger l'enfant dans le but de stimuler sa pensée créatrice : devant la collision d'une petite voiture, par exemple, on pourrait dire quelque chose du genre : "Cette auto a tellement d'énergie qu'elle va très vite. Essaie-t-elle d'aller quelque part ?" Une telle intervention débouche sur plusieurs possibilités qui ne se présenteraient sans doute pas si le parent s'était borné à demander la raison de l'accident.

Par la suite, on laisse l'enfant fermer le cercle de communication; cette phase survient lorsqu'il a élaboré, à partir des suggestions de l'intervenant ou du parent, de nouvelles idées qui lui sont propres. La cinquième étape du Floor-time est donc de clore le cercle de communication. D'autre part, chaque amorce d'interaction fait apparaître de nouveaux cercles qui s'insèrent les uns dans les autres, et ces derniers peuvent d'ailleurs se succéder rapidement. Au fil de ces différents contacts, l'enfant se met généralement à les apprécier, et comprend de mieux en mieux la valeur d'une communication bi-directionnelle.

3. Stratégies et suggestions pour l'application maison du Floor-time

Beaucoup de situations quotidiennes peuvent être exploitées au bénéfice du Floor-time. Par exemple, le moment où l'on habille l'enfant, le temps des repas, celui du bain, etc.

Par ailleurs, toutes les activités sont bonnes si elles occasionnent l'interaction : faire semblant de cuisiner ensemble, dessiner une murale, jouer au ballon, regarder des images...

Aussi, afin d'expérimenter une large gamme d'activités, il est utile de se munir de matériel de toute sorte. À titre d'exemple, voici une liste d'objets utiles : aliments de plastique, appareils jouets (téléphone, aspirateur, micro-ondes...), boites d'allumettes, petites autos, bateaux, outils, poupées, trousse de docteur, dinosaures de plastique, petits soldats, blocs de bois, livres d'histoires, pâte à modeler, ballon, etc.

À des fins d'organisation, plusieurs utilisateurs du Floor-time recommandent le recours à des boîtes transparentes de manière à séparer les différentes sortes de matériel : par exemple, les vêtements pour se déguiser, les crayons de couleurs, les marionnettes, etc. pourraient être rangés séparément. D'abord, le fait que les boîtes laissent voir leur contenu permet à l'enfant de sélectionner ce qui l'intéresse dès le départ. Cela présente aussi l'avantage de faciliter le rangement de la pièce une fois l'activité finie; pour inclure l'enfant dans ce processus, on devrait d'ailleurs l'amener à replacer les divers objects dans leurs contenants respectifs.

4. Conclusion : conseils aux utilisateurs potentiels du Floor-time

Pour conclure cette présentation de la méthode de Greenspan, voici des principes de base que les utilisateurs du Floor-time, parents ou thérapeutes, devraient idéalement garder en tête. (Notons qu'ils peuvent ne pas s'appliquer dans certains cas, selon l'âge de l'enfant, son niveau de développement, le fait qu'il s'exprime oralement ou non, etc.)

En résumé, la chose la plus importante dans le Floor-time est le plaisir partagé. Si l'enfant et le thérapeute s'amusent, ils sont dans la bonne voie...

• Laissez l'enfant conduire et assistez-le dans ce qu'il entreprend. L'activité comme telle est moins importante que le fait de la faire ensemble
• Utilisez la gestuelle, le ton de votre voix (joyeuse, triste, apeurée...) et le langage corporel pour accentuer l'émotion de vos propos et de vos actions
• Insistez pour avoir une réponse
• Donnez une signification symbolique aux objets pendant que vous jouez (par exemple, poser le pied dans un bassin en prétendant qu'il s'agit d'un lac très froid...)
• De même, attribuez aux gestes de l'enfant une intention et un but, ou donnez-leur une nouvelle signification
• Pendant que vous jouez, aidez votre enfant à pousser l'activité plus loin. Développez-la autant que vous le pouvez : en faisant semblant d'être idiot, en faisant de faux mouvements, en interférant...
• Si un problème surgit pendant le jeu, trouvez une solution symbolique : par exemple, si une poupée tombe par terre, on peut suggérer à l'enfant de la guérir à l'aide d'une trousse de docteur, etc.
• Soyez impliqués dans l'activité : plutôt que de toujours questionner l'enfant à propos d'une poupée (par exemple), on peut aussi parler à cette dernière...
• Créez des obstacles dans le cadre du jeu (ex. : faire en sorte qu'un autobus bloque la route et, en jouant un personnage, inciter l'enfant à résoudre le problème)
• Utilisez le jeu pour aider votre enfant à comprendre et à maîtriser les choses qui peuvent l'avoir effrayé. Travaillez à la fois avec la réalité et la fiction
• Mettez l'accent sur le déroulement du jeu : le début (définition des personnages, présentation de la situation...), le milieu et la fin (bilan, etc.)
• Ne transformez pas la séance en une leçon ou une expérience d'enseignement
• N'interrompez pas l'activité tant qu'il y a une interaction
• Discutez avec l'enfant de thèmes abstraits (les bons et les méchants, la séparation ou la perte, la jalousie, la colère, la compétition, etc.)
• Souvenez-vous que les jeux symboliques et la communication sont des moyens sûrs de pratiquer, de comprendre et de maîtriser la totalité des idées et des expériences émotionnelles...

Références :

http://www.mindspring.com/~dgn
http://www.stanleygreenspan.com

Téléchargez le Guide pour un programme à domicile Pour des parents, par des parents ( Traduction de The parent network : a resource guide (2003) )

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